Racing is coming!

, , | avril 15, 2019 4:52 | Publié par

Après deux jours consacrés à la confirmation des inscriptions et aux divers contrôles obligatoires, les équipages de la 10e édition des Voiles de St. Barth Richard Mille s’apprêtent désormais à rentrer dans le vif du sujet. Ce lundi 15 avril, à partir de 12 heures, ils s’élanceront en effet pour les premières courses de l’épreuve. Une épreuve qui promet d’ores et déjà de belles bagarres et du grand spectacle, d’abord parce que pour cette édition anniversaire, plus de 1000 marins ont répondu présent, ensuite parce que les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands pour l’occasion et enfin parce que la météo s’annonce tonique, avec un régime d’Est d’alizé bien établi pour toute la semaine !

Le compte à rebours est lancé pour la soixantaine d’équipages engagée dans la 10e édition des Voiles de St. Barth Richard Mille qui se prépare à entamer les débats ce lundi, à partir de 12 heures. La bonne nouvelle, c’est que la météo s’annonce idéale, avec un régime d’Est d’alizé bien régulier soufflant en moyenne entre 15 et 20 nœuds prévu de se maintenir jusqu’au week-end prochain. De quoi garantir du joli spectacle mais aussi et surtout de belles empoignades dans l’ensemble des neuf classes : Maxi 1, Maxi 2, CSA 1, CSA 2, CSA 3, CSA 4 et CSA 5 (Caribbean Sailing Association), ORCmh (Offshore Multihull Association) et IMHRR (International MultiHull Rating Rule).

« La semaine devrait être parfaite », assure Pierre Casiraghi, le parrain de cette édition anniversaire que l’on retrouvera à la barre du Maxi 72 Sorcha, un bateau qu’il connait déjà pour avoir eu l’opportunité d’y tirer quelques bords dans le cadre des Voiles de Saint-Tropez il y a quelques années, et qu’il se réjouit d’avoir la chance de retrouver dans le cadre unique de Saint-Barth. « C’est la première fois que je viens sur l’île. L’endroit est incroyable et je suis impatient de commencer à y régater, même si nous avons, dans notre catégorie des Maxi 1, malheureusement perdu un gros concurrent hier, Bella Mente étant confronté à un souci technique. C’est vraiment dommage parce que j’aurais, pour ma part, adoré me mesurer à lui et le voir évoluer. Quoi qu’il en soit, la bagarre promet d’être très belle ! », assure le navigateur, partenaire de Richard Mille, qui aimerait évidemment bien succéder à Proteus, le vainqueur des deux dernières éditions de l’épreuve qui sera absent de cette édition 2019, la faute à un démâtage dans la RORC Caribbean 600 en début d’année, à l’inverse de quatre autres tenants du titre, Guyader Gastronomie de Christian Guyader, Flow de Stephen Cucchiaro, Windfall de Nelson Moore et Crédit Mutuel – SGS de Claude Granel et Marc Emig qui tenteront, pour leur part, de conserver leur couronne, respectivement en IMHRR, ORCmh, Maxi 2 et CSA.

Défendre son titre ou créer la surprise
« En ayant gagné dans notre classe en 2018, on se sentait un peu dans l’obligation de revenir défendre notre titre ! (Rires) On sait cependant que ça ne va pas être facile car le plateau est très relevé chez les multicoques, avec notamment beaucoup de concurrents ayant, comme moi, participé à la Route du Rhum », relate de son côté Christian Guyader qui retrouvera, de fait, plusieurs de ses anciens adversaires de la célèbre transat tels que Olmix, le bateau vainqueur chez les Rhum Multi à bord duquel l’on retrouvera notamment le très expérimenté Charlie Capelle, Ecole Diagonale pour Citoyens du Monde de Jean-François Lilti ou encore Rayon Vert d’Alain Delhumeau. « La bagarre promet d’être serrée », promet le chef d’entreprise Quimpérois. Et cela devrait se vérifier dans l’ensemble des classes où l’on retrouve à la fois des fidèles de la première heure comme Maëlia Caisse d’Epargne Cepac Antilles de Raphaël Magras, Speedy Nemo de Raymond Magras, Lazy Dog de Sergio Sagramoso, Sojana de Sir Peter Harrison (la plus grosse unité de cette 10e édition avec ses 115 pieds), ou encore Team Island Water World de Frits Bus (à l’inverse, le plus petit bateau de la flotte avec ses 24 pieds), mais aussi une multitude de « petits nouveaux », bien décidés à donner du fil à retordre aux habitués, voire même à créer la surprise. Bref, on l’aura compris, il faut s’attendre à des matches de haut-vol ces prochains jours dans les eaux de Saint-Barth, chose qui ne sera évidemment pas pour déplaire aux observateurs et encore moins aux marins qui apprécient justement ce savoureux mélange de confrontation au plus haut-niveau et de convivialité qu’offrent les Voiles depuis leur création, en 2010 !

En bref :

Cinq jours de compétition
Cette semaine, les équipages courront lundi, mardi et mercredi avant de profiter de la traditionnelle journée off jeudi puis d’enchainer sur deux nouvelles journées de course, vendredi et samedi.

Six procédures de départ
Les neuf classes précédemment citées s’élanceront en six groupes distincts sur la ligne de départ de chacune des courses au programme cette semaine. Comme lors des éditions précédentes, les petites unités partiront avant les plus rapides. Ainsi, les CSA 5 s’envoleront en premier, suivis des CSA 3 et 4, des CSA 1 et 2, des Maxi 1 et 2, des Multicoques ORCmh tandis que les multicoques IMHRR fermeront la marche. Au total, ce sont donc cinq procédures qui seront lancées successivement.

Vingt-six parcours possibles
Pour cette 10e édition des Voiles de St. Barth Richard Mille, Luc Poupon, Directeur de course, et Jean Coadou, Président du comité de course, ont mis au point un panel de 26 parcours possibles pour les concurrents (entre 10 et 47 milles). « La particularité cette année, c’est que pour la première fois nous proposerons deux zones de départ et deux zones d’arrivée possibles, à Gustavia et à Saint-Jean, ce qui nous permettra de lancer pour certaines classes jusqu’à deux courses par jour », précise Jean Coadou.

Seize nationalités représentées
Allemagne, Antigua & Barbuda, Australie, Canada, Danemark, Etats-Unis, France, Hong-Kong, Lituanie, Malte, Monaco, Pays-Bas, Pologne, Porto-Rico, Royaume-Uni, Suisse : au total, pas moins de 16 pays sont représentés sur cette 10e édition des Voiles de St. Barth Richard Mille. Les deux nations les plus représentées sont la France et les Etats-Unis avec respectivement 14 et 12 bateaux engagés.